Samedi 07 Avril 2007

Un jour, l'Ecrivain m'a écrit...

Bouteille,
N’en veux à personne. Ni à la nature ni à la société. Le pays a des problèmes énormes. A tous les niveaux. Ce sont les gens de bonne volonté qui en paient les frais puisqu'ils voient leurs initiatives s'émietter contre les remparts de l'absurdité et des hostilités. Mais nous n'avons pas le choix. Nous devons continuer de croire contre vents et marées en nos convictions. Tout le salut de notre combat réside dans notre détermination.

Je vous comprends parfaitement. Je mesure l'étendue de votre déception lorsqu'après tant de sacrifices vous vous apercevez que vous suscitez plus d'animosité et d'agacement que de reconnaissance. Cela ne doit pas vous faire douter un seul instant. Persévérez, continuez de faire ce que vous estimez être bon et tournez le dos aux imbéciles. Vous êtes une femme. C'est même très bien. Ce sont les femmes qui sauvent aujourd'hui l'honneur des Algériens. Si j'ai choisi de porter pour pseudonymes les prénoms de mon épouse, c'est pour être digne des femmes comme vous.

J'espère lire bientôt une Bouteille enthousiaste et combative.
Avec ma confiance.
                                    L’écrivain.

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