Samedi 23 Juin 2007

 Pourquoi s’obstine-t-on parfois à faire partie d’un problème, alors que l’on peut faire partie de sa solution. Voilà déjà quelques jours que les valises sont prêtes. Dans mes bagages; j’ai gardé le meilleur : de l’amitié, et une image plus optimiste sur notre jeunesse espiègle, qui dégage par ses écrits éloquence, intelligence et suscitent beaucoup de curiosité. 

Les mots continuent à exercer leur magie ; les phrases ont tissé des liens, ça me réconforte de voir que l’esprit reste en éveil chez nous, qu’il veille au grain. Merci à tous.

Parfois, nos plus belles pensées sont exprimées et appréciées par le silence. Parfois, il faut savoir prendre partie et défendre le silence. La vie a deux visages, la réalité a deux visages. 

Le temps a aussi deux visages, le temps qu’on a n‘est pas celui qu’on prend, ni même celui qu’on regarde fuir, impuissant. Si Lennon l’a chanté dans « wathching the wheels », Brel a chanté la pendule en argent, qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non. 

La Bouteille n’aurait été qu’une fiction, elle n’aurait vécu que dans l’imaginaire, elle ne sera qu’illusion. De toutes les manières, l’on le veuille ou pas, toute bouteille finira vide un jour ou l’autre.

publié par Bouteille publié dans : Bof...
Mardi 19 Juin 2007

Un livre étonnant, avec Flen, et Llaz, deux personnages étonnants et un dialogue des plus étonnants…

 « Le Privilège du Phénix », Yasmina Khadra, 1989, Enal.

1. « Je regarde au fond de moi-même en toute confiance. J’ai des défauts que j’accepte, des qualités que je garde, des anomalies que je corrige, des principes que je teste, une philosophie personnelle… »

2. « Le destin est une bête farouche que nul ne pourrait apprivoiser. »

3. « Même quand elle ne vaut pas grand-chose, une chose qui nous appartient compte énormément pour nous. En nous quittant, elle emporte avec elle une partie de nous-mêmes. »

4. "Généralement, c’est ainsi qu’on se fait du bien ; en regardant le mal en face. C’est en pleurant qu’on se soulage, c’est en blasphémant qu’on se défoule, c’est en châtiant qu’on corrige. »

5. « La mort n’avantage pas le héros, elle prouve sa fragilité. »

6. « Nous avons tous besoin d’amis. L’homme compte tellement d’ennemis : la maladie, le péché, le chagrin, le revers, la déception, la faiblesse, la mort, l’ironie du sort, la guerre, la vipère, les moustiques, la famine, le cauchemar, la femme quelque fois, l’ambition de son frère, certaines lois, le remords, la défaite… »

7. « Il existe en langue française une lettre qu’on appelle le « h » muet. Il s’écrit, mais ne se prononce pas… C’est toujours à lui que je songe quand je pense à toi. »

8. « Il y a dans chaque mensonge une part de vérité. »

9. « Je suis un hypocrite. Je sais dire ce que je ne peux pas faire, et exécuter ce que je ne dis jamais… »

10. « Un hypocrite est mieux armé qu’un gladiateur. » 

publié par Bouteille publié dans : Mes lectures...
Mardi 12 Juin 2007

Ammi dekhelni

par El-Guellil (Le Quotidien d’Oran), 12/06/2007

Outré, dégoûté ! Ah s'il était encore vivant ! Mohamed Boudiaf aurait sûrement refusé qu'un complexe olympique géré de la sorte porte son nom. Maintenant qu'il est mort.. Vous pouvez faire ce que vous voulez. Ainsi soit-il. On innove. C'est de l'inconscience professionnelle, de l'incapacité criarde, du n'importequoitisme chronique, du zéro felkapote, du rien dans la tête, du ce que vous voulez, mais sûrement pas de la gestion. De quoi je parle ?

Tenez-vous bien. L'Office du complexe olympique Mohammed Boudiaf, l'Oco qui est sous l'égide du ministère de la Jeunesse et des sports, a décidé d'interdire l'accès au stade du 5 Juillet, aux mineurs. Même accompagné, un adolescent de dix-sept ans ne pourra pas assister à la rencontre qui opposera son équipe nationale à celle de la Guinée.. C'est une des dernières mesures prises par la très compétente direction de ce complexe afin de préserver la sécurité des personnes et des biens. Cette décision veut dire « takhti rassi ». Les moins de dix-huit ans peuvent tout casser à l'extérieur, c'est pas grave. L'essentiel est qu'à l'intérieur rien ne se passe. Car les réfléchisseurs qui dirigent les locaux de l'Oco ont décidé que les casseurs ont moins de dix-huit ans. C'est-à-dire leurs enfants. C'est-à-dire nos enfants. C'est-à-dire la majorité des Algériens. Ceux-là qui n'ont ni cinéma, ni espace vert, ni ghaba, ni loisirs, à ceux-là, on a interdit l'accès au stade du cinq juillet. Date qui, comme par hasard, fête la jeunesse. C'est un appel à la violence que ces messieurs lancent sans se rendre compte.

C'est une provocation qui ne dit pas son nom. On aimerait bien savoir si l'accès au stade sera interdite à l'équipe nationale de foot cadette. Les enfants des responsables auront sûrement des dérogations où se transformeront en ramasseurs de balles. Les nôtres ramasseront d'autres balles. De mon temps, aux portes des stades, on entendait des gosses dire « ammi dekhelni ».

Aujourd'hui, aux portes des embarcations de la mort, ils payent pour dire « ammi kharrejni ».

Encore une fois, on nous signifie que le 5 Juillet n'est pas pour tous.

publié par Bouteille publié dans : Médias

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus